La Syrie a commencé à détruire des armes chimiques et des matériaux issus du programme clandestin de l’ancien régime de Bachar al-Assad, une étape présentée comme la première opération de ce type menée dans le pays depuis plus de dix ans.
Des destructions vérifiées par l’OIAC
Selon des informations présentées jeudi 3 septembre au Conseil de sécurité de l’ONU et rapportées par Reuters, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a vérifié la destruction de munitions chimiques découvertes après la chute du régime Assad. L’organisation avait indiqué ces derniers mois avoir retrouvé des dizaines de munitions jusque-là non déclarées, dont des bombes aériennes semblables à celles utilisées lors d’attaques chimiques documentées pendant la guerre civile.

Les nouvelles autorités syriennes coopèrent avec l’OIAC depuis 2025 afin d’établir un inventaire complet des sites, installations et stocks restants. En juillet, l’organisation avait rétabli les droits et privilèges de la Syrie au sein de la Convention sur les armes chimiques, en invoquant les progrès accomplis et la coopération de Damas.
Quarante-deux bombes aériennes détruites
D’après Reuters, les équipes internationales ont confirmé la destruction permanente de 42 bombes aériennes. Les inspections ont également permis d’identifier une installation supplémentaire liée à la production, une substance pouvant entrer dans la fabrication d’agents neurotoxiques, des munitions non remplies et deux installations de stockage.
Un dossier qui reste loin d’être clos
L’OIAC estime depuis plusieurs années que la déclaration initiale fournie par l’ancien gouvernement syrien était incomplète. Plus de cent lieux ont été considérés comme potentiellement liés au programme chimique. Les opérations doivent donc se poursuivre afin d’identifier, déclarer puis éliminer de manière vérifiée tous les éléments encore présents.




