Les règles révisées du Parti des travailleurs de Corée renforcent le contrôle direct de Kim Jong-un sur les principales structures politiques du pays, selon une analyse publiée jeudi 3 septembre par un institut sud-coréen lié au service national de renseignement.
Des pouvoirs explicites sur les nominations et les organes du parti
Les nouvelles dispositions donnent explicitement au secrétaire général du parti, fonction occupée par Kim Jong-un, le pouvoir de convoquer et présider les réunions du Politburo, de nommer ou révoquer des responsables clés et de dissoudre certains organes du parti.
Selon l’Institute for National Security Strategy, ces changements réduisent la dépendance à l’égard des mécanismes collectifs de décision et institutionnalisent davantage la domination du parti sur l’État et l’armée.
Des règles adaptées aux situations de guerre
Le Politburo peut désormais trancher certaines questions majeures en temps de guerre lorsqu’il y est autorisé par le Comité central, afin d’éviter de réunir l’ensemble de cette instance. Les nouvelles règles imposent aussi au Comité central de tenir une réunion plénière au moins une fois tous les six mois.
Une rupture symbolique avec les générations précédentes
Le rapport relève également la suppression de références restantes aux accomplissements de Kim Il-sung et Kim Jong-il, grand-père et père de l’actuel dirigeant, tandis que le rôle central de Kim Jong-un est davantage mis en avant. L’âge minimum d’adhésion au parti passe en outre de 18 à 20 ans.




