Yayoi Kusama, l’une des artistes japonaises les plus influentes de l’après-guerre et une figure majeure de l’art contemporain mondial, est morte à Tokyo à l’âge de 97 ans. Son studio a annoncé sa disparition jeudi 27 août. Reuters et l’Associated Press indiquent qu’elle est décédée le 14 août.
Des pois devenus une signature mondiale
Née en 1929 à Matsumoto, au Japon, Yayoi Kusama a construit une œuvre immédiatement reconnaissable autour de motifs répétitifs, de réseaux de points, de citrouilles et d’environnements immersifs. Ses Infinity Mirror Rooms ont attiré des millions de visiteurs dans les musées du monde entier.

Elle s’installe à New York à la fin des années 1950 et rejoint l’avant-garde artistique de l’époque. Ses performances, installations et peintures lui permettent progressivement d’imposer une esthétique singulière dans un milieu alors largement dominé par les hommes.
Une carrière relancée à l’échelle mondiale
Revenue au Japon dans les années 1970, Kusama continue à créer quotidiennement pendant des décennies. À partir des années 1990, de grandes rétrospectives internationales replacent son travail au premier plan. Ses collaborations avec la mode et ses installations monumentales contribuent ensuite à la faire connaître bien au-delà du monde des musées.
Elle a reçu de nombreuses distinctions, dont l’Ordre de la Culture au Japon, et son marché a atteint des niveaux records pour une artiste contemporaine.
Une influence qui dépasse les musées
Son langage visuel a marqué la peinture, la sculpture, l’installation, la performance et la culture populaire. Son œuvre a également contribué à ouvrir davantage de place aux artistes femmes et asiatiques sur la scène internationale.
Les institutions et galeries qui conservent ses œuvres devraient désormais multiplier les hommages à une artiste dont la carrière s’est étendue sur plus de sept décennies.




