Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, doit se rendre à Téhéran ce jeudi 27 août pour tenter de relancer la médiation entre l’Iran et les États-Unis. La liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et la reprise d’un dialogue politique doivent être au centre des échanges.
Le Qatar veut rouvrir une voie diplomatique
Reuters rapporte que Doha cherche à relancer des discussions alors que les combats sont largement en pause mais qu’aucun accord politique durable n’a encore été trouvé. Le Qatar, allié des États-Unis et voisin de l’Iran, joue depuis plusieurs mois un rôle d’intermédiaire entre les deux camps.
Le ministère qatari des Affaires étrangères avait déjà indiqué le 25 août que Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani avait échangé avec son homologue iranien Abbas Araghchi au sujet des discussions entre l’Iran et Oman sur un corridor maritime temporaire dans le détroit d’Ormuz et sur un projet commun de déminage.
Le détroit d’Ormuz reste le principal point de blocage
Le détroit constitue l’un des passages les plus stratégiques pour le commerce mondial de l’énergie. Reuters estime qu’environ 5 millions de barils de pétrole par jour y transitaient lundi, contre près de 20 millions avant le début de la guerre le 28 février.

La visite doit aussi porter sur les moyens de revenir à une navigation plus libre et sur les conditions nécessaires à une reprise formelle des négociations. Les positions de Washington et de Téhéran restent éloignées, notamment sur les sanctions, la sécurité maritime et le contrôle du passage.
Une médiation à fort enjeu économique
La situation dans le détroit a déjà perturbé les marchés de l’énergie et les transports dans le Golfe. Une avancée diplomatique pourrait réduire le risque d’une nouvelle escalade et améliorer la circulation maritime dans une zone essentielle aux approvisionnements mondiaux.
À ce stade, la visite annoncée constitue une tentative de relance diplomatique et non la confirmation d’un accord entre les parties.



