Les crues éclair qui ont ravagé des vallées himalayennes entre le Népal et le Tibet ont fait plus de 350 morts et laissé plus d’un millier de personnes portées disparues, selon les bilans disponibles jeudi 27 août. Les opérations de secours se poursuivent dans des secteurs où des routes, des ponts et des réseaux électriques ont été détruits.
Des vallées entières coupées du reste du pays
Reuters rapporte qu’au moins 359 personnes ont été tuées au Népal et en Chine après un puissant épisode de crues et de coulées de débris. L’Associated Press fait état de plus de 1 400 personnes encore portées disparues dans les deux pays, avec des bilans qui continuent d’évoluer à mesure que les équipes atteignent les zones isolées.

Au Népal, les districts de Nuwakot et de Rasuwa figurent parmi les plus touchés. Des villages ont été submergés, des axes routiers arrachés et des habitants évacués par hélicoptère lorsque les routes ne permettaient plus l’accès terrestre.
Des centaines d’étrangers parmi les disparus
Les autorités recensent des personnes portées disparues originaires de plus de 30 pays. Une partie d’entre elles voyageait vers le mont Kailash, un important lieu de pèlerinage situé au Tibet. Les listes restent toutefois susceptibles d’être corrigées au fil des opérations de localisation et des communications entre administrations.
Côté chinois, Reuters rapporte que plus de 550 personnes étaient encore recherchées dans la région de Gyirong, au Tibet, où les secours surveillent également un lac formé par l’accumulation d’eau et de débris en amont.
Un risque de nouvelles crues
Les équipes de secours restent confrontées à des sols instables, des rivières chargées de sédiments et au risque de ruptures de barrages naturels formés par les coulées de boue. Les autorités chinoises ont renforcé la surveillance hydrologique, tandis que l’armée népalaise poursuit les évacuations et l’acheminement de matériel.
Les causes précises de la catastrophe continuent d’être étudiées. Plusieurs analyses initiales évoquent l’effondrement d’une masse glaciaire et la formation temporaire d’un barrage naturel, mais les scientifiques doivent encore préciser le mécanisme exact.



