Une nouvelle attaque de gang a frappé Kenscoff, sur les hauteurs de Port-au-Prince. Selon un bilan des Nations unies cité par Reuters, au moins 47 personnes ont été tuées et 22 blessées lors du raid nocturne mené dans cette commune stratégique proche de la capitale haïtienne.
Une attaque dans une zone déjà visée à répétition
Kenscoff domine plusieurs axes menant vers Port-au-Prince et subit depuis plus d’un an des offensives répétées de groupes armés. Les habitants et les organisations de défense des droits humains ont documenté des meurtres, des incendies, des enlèvements et des déplacements forcés.

Le maire Jean Massillon avait d’abord fait état d’au moins 30 morts, avant qu’un bilan plus élevé ne soit communiqué. Les recherches se poursuivaient encore, plusieurs personnes étant portées disparues.
La colère monte contre l’insécurité
Des habitants ont manifesté leur colère après l’attaque, accusant les autorités de ne pas avoir assuré une protection suffisante malgré les alertes et la répétition des violences dans la zone. Reuters rapporte que les appels au renforcement de la police se multiplient.

Une crise sécuritaire qui pèse sur le processus politique
Les Nations unies décrivent depuis plusieurs mois une situation sécuritaire très dégradée en Haïti. Le BINUH a souligné en juillet que les attaques récentes à Kenscoff illustraient la capacité persistante des gangs à étendre leur influence, alors que le pays tente de remettre sur pied un processus électoral.
La nouvelle attaque renforce les doutes sur la capacité des forces nationales et internationales à stabiliser durablement les zones situées autour de la capitale.


