La fermeture des principaux tribunaux zambiens provoque une vive controverse politique. Lundi 24 août, les locaux de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle à Lusaka ont été fermés et placés sous surveillance policière, alors qu’il s’agissait du dernier jour permettant à l’opposition de déposer un recours contre le résultat de l’élection présidentielle du 13 août.
Une fermeture officiellement justifiée par la sécurité
Reuters rapporte qu’un mémorandum de l’administration judiciaire a demandé au personnel de ne pas se présenter au travail pour des « raisons de sécurité ». La police a confirmé que des évaluations étaient en cours, sans préciser la nature exacte de la menace ayant conduit à la fermeture.

Le chef de l’opposition Brian Mundubile avait annoncé son intention de saisir la Cour constitutionnelle après l’annonce de la réélection du président Hakainde Hichilema. Le délai légal pour déposer une contestation arrivait à son terme dans la nuit de lundi à mardi.
Les organisations juridiques demandent un accès immédiat aux cours
Transparency International Zambia a jugé le calendrier de la fermeture particulièrement préoccupant et demandé la réouverture immédiate des tribunaux ou la mise en place d’un mécanisme alternatif permettant le dépôt de recours. La Law Association of Zambia a également alerté sur le risque d’entrave à l’accès à la justice.
Un scrutin déjà contesté
Selon Reuters, Hakainde Hichilema a été déclaré réélu avec environ 60 % des voix. Deux rapports d’observateurs indépendants ont depuis soulevé des interrogations sur la fiabilité du décompte, tandis que le président rejette toute accusation de fraude. La fermeture des tribunaux ajoute désormais un nouvel enjeu institutionnel à la séquence post-électorale.



