Le phénomène El Niño en cours dans le Pacifique pourrait atteindre une intensité exceptionnelle dans les prochains mois. Reuters rapporte que plusieurs services météorologiques internationaux envisagent un épisode parmi les plus forts jamais mesurés, alors que les températures de surface de l’océan Pacifique équatorial continuent d’augmenter.
Des anomalies susceptibles de dépasser 3 °C
Le Met Office britannique explique que ses prévisions signalent depuis plusieurs mois un événement très intense, potentiellement parmi les plus puissants observés. Certaines projections envisagent des anomalies de température de surface dépassant largement 2 °C dans le Pacifique central et oriental, avec des scénarios approchant ou dépassant 3 °C.

Météo-France indique de son côté que l’épisode, officiellement commencé en juin, pourrait atteindre en fin d’année une intensité forte à très forte, potentiellement parmi les niveaux les plus élevés observés depuis 1950. Les prévisionnistes soulignent toutefois qu’une incertitude importante subsiste sur son intensité maximale exacte.
Des conséquences possibles à l’échelle mondiale
El Niño modifie la circulation atmosphérique et la répartition des précipitations à l’échelle planétaire. Selon les régions, il peut augmenter le risque de sécheresses, de pluies extrêmes, de chaleur inhabituelle ou de perturbations agricoles.
Le phénomène se superpose au réchauffement climatique de long terme. Le Met Office estime qu’il pourrait provoquer un pic temporaire supplémentaire de température mondiale et accroître la probabilité que 2027 établisse un nouveau record de chaleur globale.
Pourquoi le terme « super El Niño » doit être manié avec prudence
Le terme « super El Niño » est fréquemment utilisé pour décrire des épisodes présentant des anomalies supérieures à 2 °C, mais il ne constitue pas une classification scientifique officielle. Les organismes météorologiques préfèrent donc parler d’un épisode fort ou très fort et actualiser leurs prévisions au fil des observations.



