L’Inde commence à mesurer les effets de l’assouplissement de son régime d’investissements étrangers pour les pays partageant une frontière terrestre avec elle. Le ministère du Commerce et de l’Industrie a indiqué que 29 propositions représentant 48,95 milliards de roupies, soit environ 511,5 millions de dollars, avaient été enregistrées sous le nouveau cadre.
Un assouplissement après les restrictions de 2020
En 2020, New Delhi avait imposé une autorisation gouvernementale préalable pour les investissements provenant directement ou indirectement de pays partageant une frontière terrestre avec l’Inde. Cette règle avait notamment visé les flux liés à la Chine.

Le gouvernement a ensuite modifié sa politique en 2026 afin de permettre certains investissements non contrôlants pouvant aller jusqu’à 10 % par la voie automatique, sous réserve des plafonds sectoriels et des autres règles applicables.
Technologie, IA et industrie parmi les secteurs concernés
Selon Reuters, les propositions recensées couvrent notamment les technologies de l’information, l’intelligence artificielle, l’industrie manufacturière, la pharmacie, les centres de données et les services de transport.
Le gouvernement cherche à attirer davantage de capitaux et de technologies tout en conservant un contrôle renforcé sur les investissements jugés sensibles ou susceptibles de donner une influence stratégique à un investisseur étranger.
Une ouverture prudente vis-à-vis de la Chine
La réforme marque un changement par rapport au dispositif très restrictif instauré après les tensions sino-indiennes de 2020. Elle ne constitue cependant pas une libéralisation totale : les investissements donnant le contrôle ou dépassant certains seuils restent soumis à examen.
Pour New Delhi, l’enjeu est de concilier sécurité économique, accès aux chaînes de valeur mondiales et besoin de financement dans des secteurs considérés comme prioritaires.




