La Chine a officiellement écarté vendredi deux de ses plus hauts responsables militaires de la Commission militaire centrale de l’État. Zhang Youxia, jusque-là vice-président de cette commission, et Liu Zhenli, membre de l’organe et chef d’état-major du département interarmées, avaient été placés sous enquête en janvier pour de possibles « violations graves de la discipline et de la loi ».
Une décision formalisée par le Parlement chinois
Selon Reuters, citant l’agence officielle Xinhua, le comité permanent de l’Assemblée nationale populaire a décidé le 28 août de retirer Zhang Youxia et Liu Zhenli de leurs fonctions au sein de la Commission militaire centrale de l’État. Le South China Morning Post confirme que les deux hommes ont été officiellement démis de ces postes après plusieurs mois d’enquête.

Zhang occupait l’un des rangs les plus élevés de la hiérarchie militaire chinoise, juste derrière Xi Jinping dans la structure étatique de la commission. Liu dirigeait pour sa part le département d’état-major interarmées, chargé notamment de la planification opérationnelle.
Une commission réduite à seulement deux membres actifs
Cette nouvelle éviction laisse la Commission militaire centrale de l’État avec seulement deux membres actifs connus sur les sept qu’elle comptait auparavant : le président Xi Jinping et Zhang Shengmin, chargé des questions disciplinaires au sein de l’armée.

La décision constitue un nouvel épisode majeur de la campagne anticorruption et de discipline conduite dans l’Armée populaire de libération. Plusieurs hauts gradés et anciens ministres de la Défense ont déjà été visés par des enquêtes ou des exclusions ces dernières années.
Une distinction importante entre l’État et le Parti
La Chine dispose de deux structures parallèles portant le nom de Commission militaire centrale : l’une relève de l’État, l’autre du Parti communiste chinois. Reuters souligne que l’annonce de vendredi concerne les fonctions de Zhang et Liu dans la commission de l’État.
À ce stade, aucune annonce publique distincte n’a confirmé leur retrait formel de la structure parallèle du Parti communiste. Cette nuance institutionnelle est importante, car le Parti conserve le contrôle politique ultime sur l’Armée populaire de libération.




