Le débat sur une éventuelle élection en pleine guerre s’installe en Ukraine. Volodymyr Zelensky a rejeté dimanche 23 août l’idée d’organiser un scrutin national tant que les combats avec la Russie se poursuivent, estimant qu’une telle consultation risquerait de fracturer le pays.
Un débat relancé par l’ancien ministre de la Défense
La question a resurgi après que l’ancien ministre de la Défense Mykhailo Fedorov, récemment limogé, a appelé à l’organisation d’une élection malgré la loi martiale. Reuters et l’Associated Press rapportent que cette prise de position a accentué les tensions politiques déjà provoquées par son départ du gouvernement.
Zelensky affirme que la priorité doit rester la fin de la guerre et la préservation de l’indépendance du pays. Il a toutefois déjà indiqué qu’un scrutin pourrait être envisagé si les partenaires de Kyiv étaient capables de fournir des garanties de sécurité suffisantes.
La loi ukrainienne bloque actuellement les élections
Les élections nationales ne peuvent pas être organisées sous la loi martiale en vigueur. Au-delà du cadre juridique, plusieurs millions d’Ukrainiens vivent à l’étranger, dans des territoires occupés ou servent dans les forces armées, ce qui soulève de lourdes difficultés d’organisation et de représentation.
Une majorité préfère attendre la fin des combats
Selon un sondage de l’Institut international de sociologie de Kyiv cité par Reuters, 57 % des Ukrainiens interrogés début août souhaitaient que les élections aient lieu seulement après la fin des hostilités. Le débat devrait néanmoins rester central à mesure que la guerre se prolonge et que les tensions politiques internes augmentent.




