Taïwan cherche à transformer sa domination dans les semi-conducteurs avancés en levier diplomatique, au moment où ses partenaires demandent une diversification accrue de la production mondiale de puces.
Les semi-conducteurs au cœur de la diplomatie taïwanaise
Reuters rapporte lundi 7 septembre que les autorités taïwanaises utilisent le salon SEMICON Taiwan pour insister sur le rôle de l’île comme partenaire technologique fiable dans l’intelligence artificielle et les semi-conducteurs.

Le président Lai Ching-te présente régulièrement cette industrie comme un pilier de la coopération de Taïwan avec les démocraties, notamment les États-Unis, le Japon et l’Union européenne.
TSMC accélère son expansion internationale
Cette stratégie intervient alors que TSMC poursuit des investissements massifs hors de Taïwan, notamment aux États-Unis. Reuters indique que le groupe prévoit plusieurs centaines de milliards de dollars d’investissements en Arizona sur le long terme.
L’Europe cherche également à attirer davantage d’investissements taïwanais dans le cadre de sa politique industrielle sur les puces, tandis que Taipei souhaite renforcer les accords économiques avec l’Union européenne.
Un équilibre entre sécurité et mondialisation
Pour Taïwan, l’enjeu est délicat : internationaliser une partie de la production afin de répondre aux demandes de ses partenaires, tout en conservant sur l’île le cœur de son écosystème technologique et ses capacités les plus avancées.
Cette industrie reste au centre des tensions économiques et géopolitiques entre Washington et Pékin. Taipei veut donc présenter son avantage technologique non comme un instrument de domination, mais comme une base de coopération et de résilience des chaînes d’approvisionnement.



