La Corée du Nord a mis en service un deuxième destroyer de 5 000 tonnes, le Kang Kon, que Kim Jong-un présente comme un élément de son système de riposte nucléaire.
Un deuxième destroyer lourd pour la marine nord-coréenne
Selon l’agence Reuters et l’Associated Press, la cérémonie de mise en service s’est tenue dimanche 6 septembre à Wonsan. Le Kang Kon est le deuxième bâtiment de cette classe après le Choe Hyon, lancé quelques mois plus tôt.

Les médias d’État nord-coréens affirment que le navire est destiné à renforcer la capacité de frappe et la dissuasion maritime du pays. Ils ne précisent toutefois pas si le bâtiment emportera effectivement des armes nucléaires.
Kim Jong-un veut accélérer la modernisation navale
Kim Jong-un a déclaré que le nouveau destroyer devait faire partie du système de réponse nucléaire du pays et a promis de poursuivre l’expansion de la flotte, notamment avec de nouvelles classes de bâtiments et de nouvelles infrastructures navales.
Cette modernisation intervient alors que les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon ont lancé l’exercice militaire trilatéral Freedom Edge, présenté par les trois alliés comme un entraînement défensif face aux menaces nucléaires et balistiques nord-coréennes.
Une nouvelle étape dans la montée des tensions régionales
Pyongyang considère régulièrement les exercices conjoints entre Washington, Séoul et Tokyo comme une menace directe. De leur côté, les trois pays disent vouloir améliorer leur interopérabilité et leur capacité à répondre aux programmes nucléaire et balistique nord-coréens.
L’arrivée du Kang Kon confirme que la Corée du Nord cherche désormais à renforcer sa dissuasion au-delà des forces terrestres et balistiques, en développant une composante navale plus lourde et plus visible.



