L’entrée en Bourse de Shein à Hong Kong n’a pas déclenché l’enthousiasme attendu. Les actions du groupe de fast-fashion ont reculé d’environ 8 % lors de leurs premiers échanges mardi 1er septembre, selon Reuters, malgré une opération qui a permis à l’entreprise de lever près de 1,7 milliard de dollars.
Une cotation très attendue
Shein avait auparavant tenté de se coter à New York puis à Londres. Ces projets avaient été ralentis par des contrôles réglementaires, les tensions géopolitiques autour de ses chaînes d’approvisionnement et les interrogations sur son modèle de vente transfrontalière.
L’Associated Press rapporte que les titres ont été proposés à 48,56 dollars de Hong Kong avant de tomber sous 44 dollars de Hong Kong peu après le début de la séance.
Le modèle ultra-low cost sous pression
La société doit désormais composer avec des coûts douaniers plus élevés, la disparition de certains avantages accordés aux petits colis transfrontaliers et une concurrence intense de plateformes comme Temu ou AliExpress.
Reuters souligne également le ralentissement de la croissance, la hausse des dépenses marketing et les risques réglementaires persistants en Europe et aux États-Unis. Shein cherche parallèlement à diversifier son activité en accueillant davantage de vendeurs tiers sur sa plateforme et en élargissant son offre au-delà de la mode.
Un test important pour Hong Kong
Malgré la baisse initiale, l’opération reste l’une des introductions importantes de l’année à Hong Kong. Elle intervient alors que la place financière cherche à attirer davantage de grandes entreprises internationales et technologiques.
Le comportement du titre dans les prochaines séances donnera une première indication sur la confiance des investisseurs dans la capacité de Shein à préserver ses marges face à un environnement commercial et réglementaire plus difficile.


