L'Assemblée nationale du Nicaragua a approuvé mardi 1er septembre une nouvelle réforme constitutionnelle qui durcit fortement les conditions de participation aux futures élections. Le texte, soutenu par le président Daniel Ortega et la coprésidente Rosario Murillo, prévoit également de faire passer la durée du mandat présidentiel de six à sept ans.
Une nouvelle restriction de la compétition électorale
Selon Reuters, la réforme permet d'écarter des élections les personnes ou organisations qualifiées de « traîtres » ou de participants à des tentatives de coup d'État. Le pouvoir nicaraguayen emploie régulièrement ces qualifications à l'encontre de figures de l'opposition et de critiques installés à l'étranger.

Le texte doit encore suivre la procédure de ratification prévue par le droit nicaraguayen. Une nouvelle étape est attendue en janvier 2027.
Le mandat présidentiel porté à sept ans
La réforme prévoit aussi l'allongement de la durée du mandat des dirigeants nationaux de six à sept ans. Elle s'inscrit dans une série de modifications institutionnelles qui ont renforcé le pouvoir du couple Ortega-Murillo et repoussé le calendrier électoral.

Daniel Ortega est revenu au pouvoir en 2007. Le Nicaragua traverse depuis les manifestations de 2018 une profonde crise politique, marquée par des arrestations, des départs en exil et la perte de nationalité de plusieurs opposants.
Des critiques dans les Amériques
La réforme a suscité des critiques des États-Unis ainsi que de plusieurs gouvernements d'Amérique latine. Le débat dépasse désormais les frontières du Nicaragua et pose la question de la reconnaissance internationale du prochain processus électoral.



