La rentrée scolaire du 1er septembre 2026 confirme un changement démographique majeur pour l'École française. Le ministère de l'Éducation nationale annonce 161 000 élèves de moins dans le système scolaire par rapport à la rentrée précédente, alors que 11,6 millions d'élèves reprennent les cours dans plus de 55 000 implantations.
Une baisse qui s'accélère dès cette rentrée
Selon la communication officielle présentée en Conseil des ministres, la diminution touche désormais à la fois le premier et le second degré. Les projections publiées par la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance anticipaient déjà une baisse d'environ 125 400 élèves dans le premier degré et 36 200 dans le second degré pour 2026.
La maternelle est particulièrement touchée par l'arrivée de générations moins nombreuses, conséquence directe de la baisse des naissances observée depuis le début des années 2010.
Près de 1,7 million d'élèves en moins d'ici 2035
Le ministère estime que les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat pourraient compter environ 1,7 million d'élèves de moins en 2035 qu'en 2025, soit une baisse d'environ 14 % en dix ans.

Cette évolution ne sera pas uniforme sur le territoire. Certains départements ruraux ou déjà confrontés à une forte baisse démographique pourraient connaître des réductions d'effectifs beaucoup plus rapides que les grandes métropoles ou les territoires ultramarins à population plus jeune.
La carte scolaire va devoir s'adapter
Le gouvernement veut utiliser ces projections pour planifier plus longtemps à l'avance l'évolution des écoles, collèges et lycées. Une nouvelle organisation de planification territoriale doit notamment permettre d'anticiper les ouvertures, regroupements ou fermetures de structures scolaires.
Le ministère affirme ne pas vouloir réduire les moyens d'enseignement au même rythme que les effectifs, afin de profiter de la baisse démographique pour améliorer l'encadrement. Les syndicats et les élus locaux restent toutefois attentifs aux conséquences concrètes dans les communes où la fermeture d'une classe ou d'une école peut fortement modifier l'accès au service public.


