L’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo a franchi mercredi 2 septembre le seuil des 3 000 morts, selon les dernières données gouvernementales relayées par Reuters. Plus de 6 100 cas confirmés ont désormais été recensés dans le pays.
L’épidémie la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC
Le ministère congolais de la Communication fait état de 3 007 décès pour 6 186 cas confirmés. L’épidémie, provoquée par le virus Bundibugyo, touche désormais plusieurs provinces de l’est et du nord-est du pays, avec l’Ituri comme principal foyer.

L’Organisation mondiale de la santé décrivait déjà fin août une extension à six provinces et 60 zones de santé. Elle considère cette crise comme une urgence de santé publique internationale.
Une riposte compliquée par l’insécurité et les chaînes de transmission inconnues
L’OMS souligne que de nombreuses chaînes de transmission ne sont pas encore entièrement retracées. L’insécurité dans plusieurs zones, les difficultés d’accès aux soins et les enterrements à risque compliquent la maîtrise de l’épidémie.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé à renforcer les capacités de traitement, la surveillance et le suivi des contacts. Des essais cliniques de traitements et de vaccins spécifiquement ciblés contre le virus Bundibugyo sont également en cours.
Une pression croissante sur le système de santé
La crise mobilise les autorités congolaises, l’OMS et plusieurs partenaires internationaux. Le Royaume-Uni a annoncé une aide supplémentaire de plus de 50 millions de livres pour soutenir la riposte. L’enjeu immédiat reste d’interrompre les chaînes de contamination et de réduire le nombre très élevé de décès survenant en dehors des centres de traitement.



