Un tribunal de Quezon City a délivré vendredi 4 septembre un mandat d’arrêt contre la vice-présidente des Philippines, Sara Duterte, dans une affaire portant sur trois chefs de menaces graves.
Le tribunal estime qu’il existe une cause probable
La branche 98 du tribunal régional de Quezon City a estimé qu’il existait suffisamment d’éléments pour renvoyer Sara Duterte devant la justice. Le ministère philippin de la Justice a confirmé la décision et indiqué respecter le jugement. Une caution de 120 000 pesos a été fixée pour chacun des trois chefs d’accusation.

Une affaire née de déclarations visant Ferdinand Marcos Jr.
Les poursuites remontent à des déclarations publiques de Sara Duterte dans lesquelles elle avait affirmé avoir parlé à une personne chargée de tuer le président Ferdinand Marcos Jr., la Première dame Liza Araneta-Marcos et l’ancien président de la Chambre Martin Romualdez si elle-même était tuée. La vice-présidente soutient que ses propos ont été sortis de leur contexte et conteste la compétence de la juridiction.
Une crise politique qui pèse sur 2028
Le mandat intervient alors que Sara Duterte fait également l’objet d’une procédure de destitution devant le Sénat. Son conflit avec le camp Marcos s’est profondément durci depuis la rupture de leur alliance politique. Reuters et l’Associated Press soulignent que cette confrontation pourrait peser directement sur la prochaine présidentielle, Sara Duterte étant considérée comme une figure majeure de la course de 2028.
Ses avocats ont indiqué qu’elle n’avait aucune intention d’échapper à la justice et qu’elle utiliserait les voies de recours prévues par la loi.




