Meta a accepté un accord pouvant atteindre 17 milliards de dollars avec une large coalition d’États américains pour mettre fin à une partie majeure du contentieux sur les effets de Facebook et Instagram sur les mineurs. Le règlement proposé reste soumis à l’approbation d’un tribunal fédéral.
Des limites de temps imposées aux comptes adolescents
Le procureur général de Californie Rob Bonta indique que l’accord prévoit par défaut une limite quotidienne de deux heures pour les utilisateurs de moins de 18 ans, sauf autorisation parentale. L’accès aux applications doit également être bloqué entre minuit et 6 heures du matin pour ces comptes, avec des restrictions supplémentaires sur les notifications pendant la nuit et les heures de classe.

Le texte prévoit aussi le masquage du nombre de réactions pour les mineurs, l’interdiction de certains filtres de chirurgie esthétique, une option de fil non personnalisé et des outils renforcés de supervision parentale.
Un accord issu d’un procès majeur contre Meta
L’affaire opposait Meta à une coalition d’États qui accusaient l’entreprise d’avoir conçu des mécanismes favorisant un usage compulsif chez les jeunes et d’avoir insuffisamment protégé les enfants de moins de 13 ans. Meta conteste avoir intentionnellement nui aux adolescents et n’admet pas de faute dans le cadre de l’accord.

L’Associated Press décrit le règlement comme l’un des plus importants accords jamais conclus aux États-Unis autour de la sécurité des mineurs sur les réseaux sociaux. Un auditeur indépendant doit suivre la mise en œuvre des engagements.
Des changements attendus sur Facebook et Instagram
Les nouvelles mesures concernent directement les comptes adolescents sur Instagram et Facebook et doivent être déployées selon un calendrier défini après validation judiciaire. La Californie indique qu’une partie des sommes reçues sera destinée à des actions liées à la santé mentale et aux risques associés à l’usage des réseaux sociaux chez les jeunes.
Le dossier pourrait servir de référence pour les autres grandes plateformes, alors que TikTok, YouTube et Snap font eux aussi face à une pression réglementaire et judiciaire croissante sur la protection des mineurs.



