Le gouvernement italien a approuvé jeudi 24 septembre un ensemble de règles visant l’intégration scolaire. À partir de l’année 2027-2028, un plafond de 30 % doit s’appliquer dans les classes du primaire à certaines catégories d’élèves étrangers, tandis que le port d’un vêtement couvrant le visage dans l’enceinte scolaire pourra être sanctionné.
Un plafond de 30 % ciblé sur certaines situations
Selon le projet de décret consulté par Reuters, la limite concerne les élèves qui ne sont pas citoyens italiens et ne sont pas nés en Italie, ou qui ont fréquenté moins de deux années d’école maternelle dans le pays. Si la demande dépasse le plafond, les autorités scolaires devront répartir les élèves entre des établissements voisins en tenant compte des besoins des familles et de l’accès à l’éducation.
Jusqu’à 1 000 euros d’amende pour le visage couvert
Le texte prévoit également des amendes pouvant atteindre 1 000 euros pour les personnes entrant dans les établissements avec le visage couvert. Giorgia Meloni avait annoncé quelques jours plus tôt que les burqas et niqabs seraient visés par la mesure. Le hijab, qui laisse le visage visible, n’est pas concerné par cette interdiction.
Des cours d’italien pour certains parents
La cheffe du gouvernement a également annoncé que les parents d’enfants rencontrant de fortes difficultés linguistiques devraient suivre des cours d’italien. Elle présente ces mesures comme un moyen de favoriser l’intégration, tandis que des responsables scolaires et l’opposition s’inquiètent de leur mise en œuvre et de leur impact.
Un dossier politique à l’approche des élections
Reuters replace le durcissement dans un contexte de concurrence croissante à droite, alors que le parti National Future de Roberto Vannacci progresse dans les sondages avant les élections attendues en 2027. Environ 900 000 élèves étrangers fréquentent les écoles italiennes, soit 11,6 % de la population scolaire, selon les données citées par l’agence.



