La mobilisation dans les lycées français a franchi un nouveau cap lundi 28 septembre. Selon le ministère de l'Intérieur, 164 personnes ont été interpellées et 180 établissements ont été concernés par des blocages ou des rassemblements, alors qu'une journée de mobilisation dans la fonction publique est prévue mardi.
Un mouvement qui dépasse désormais l'Île-de-France
Parties de plusieurs établissements franciliens, les actions se sont étendues à d'autres villes, notamment Lille, Marseille et plusieurs communes des Alpes-Maritimes. Les revendications portent principalement sur les classes surchargées, le manque de professeurs, les emplois du temps et les conditions matérielles dans certains établissements.
164 interpellations et des blessés
D'après le bilan communiqué par le ministère de l'Intérieur et rapporté par l'AFP, 164 interpellations ont été effectuées lundi. Douze membres des forces de l'ordre, huit personnels de l'Éducation nationale et une douzaine de lycéens ont été blessés. Certains rassemblements ont été marqués par des jets de projectiles, des tirs de mortiers d'artifice et des dégradations.
Le gouvernement et les oppositions s'affrontent sur la réponse
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a condamné les violences et appelé à éviter toute escalade. De son côté, la gauche radicale soutient les revendications des élèves et critique la réponse policière. Cette confrontation politique intervient à quelques mois de l'élection présidentielle de 2027.
Une nouvelle journée de mobilisation attendue
La principale organisation syndicale lycéenne a appelé à poursuivre les blocages mardi, en parallèle d'une mobilisation nationale dans la fonction publique. L'ampleur réelle du mouvement sera particulièrement observée après les incidents de lundi.



