La confrontation entre l’Iran et les États-Unis a franchi un nouveau seuil mercredi 9 septembre. Les Gardiens de la révolution iraniens ont lancé des missiles balistiques vers une base militaire située près d’Al-Azraq, en Jordanie, et revendiqué des attaques contre plusieurs navires dans la zone stratégique du détroit d’Ormuz.
La Jordanie dit avoir intercepté la majorité des missiles
Selon les autorités jordaniennes citées par Reuters et plusieurs médias internationaux, les défenses aériennes ont engagé une vingtaine de missiles balistiques et en ont intercepté la grande majorité. Deux projectiles seraient tombés dans des zones inhabitées. Aucun décès ni blessé n’a été signalé côté jordanien au moment de la publication.

Téhéran affirme de son côté avoir visé des installations utilisées par les forces américaines près d’Al-Azraq. Les autorités américaines et jordaniennes n’ont pas confirmé les dégâts revendiqués par l’Iran.
De nouvelles attaques autour du détroit d’Ormuz
Les Gardiens de la révolution ont également annoncé avoir ciblé plusieurs navires dans et autour du détroit d’Ormuz, dont des bâtiments américains. Reuters rapporte que dix navires auraient été visés selon la version iranienne. Les informations disponibles restent partielles et les bilans revendiqués par les différents camps ne peuvent pas tous être vérifiés indépendamment.
Cette séquence intervient après la destruction par les forces américaines de plusieurs pétroliers iraniens, Washington affirmant avoir agi après des attaques de missiles contre un navire de l’US Navy. Les équipages des pétroliers auraient reçu l’ordre d’évacuer avant les frappes.
Le trafic maritime et le pétrole sous pression
Le détroit d’Ormuz reste l’un des passages les plus sensibles du commerce mondial d’hydrocarbures. Les données de suivi maritime montrent un trafic inférieur à sa moyenne récente, tandis que les cours du pétrole se rapprochent de 100 dollars le baril dans un contexte de fortes tensions sur l’approvisionnement.




