Une nouvelle vague d’attaques venues du Yémen a frappé plusieurs zones d’Arabie saoudite mardi 8 septembre. La coalition dirigée par Riyad affirme qu’au moins 73 personnes ont été blessées, parmi lesquelles des femmes et des enfants.
Plusieurs villes saoudiennes visées
Selon la coalition saoudienne citée par Reuters et l’Associated Press, des attaques houthies ont visé des infrastructures civiles et économiques dans plusieurs villes du sud-ouest du royaume, notamment Abha, Khamis Mushait, Jazan et Najran.

Le porte-parole de la coalition, le général Turki al-Maliki, a qualifié cette série d’attaques d’escalade dangereuse et a promis des mesures destinées à dissuader de nouvelles frappes.
Une trêve déjà fragilisée au Yémen
Les Houthis, soutenus par l’Iran et qui contrôlent une grande partie du nord du Yémen, ont intensifié leurs opérations ces dernières semaines. Cette reprise des hostilités met sous pression une accalmie relative qui avait réduit les affrontements transfrontaliers entre le mouvement et l’Arabie saoudite.
Le mouvement houthi affirme que ses attaques répondent notamment à une frappe qu’il attribue à l’Arabie saoudite contre une prison dans la province yéménite d’Al-Jawf. Cette accusation n’a pas été confirmée indépendamment par les autorités saoudiennes au moment de la publication.
Un nouveau risque pour la stabilité du Golfe
Cette escalade intervient dans un contexte régional déjà marqué par les tensions entre l’Iran et les États-Unis et par les menaces pesant sur les routes énergétiques du Golfe. L’Arabie saoudite reste le premier exportateur mondial de pétrole brut, ce qui donne à toute extension du conflit une portée économique internationale.




