La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi 16 septembre d’ouvrir la voie à un statut de « membre associé » de l’Union européenne pour le Canada. L’annonce, faite devant le Parlement européen à Strasbourg en présence du Premier ministre canadien Mark Carney, vise à porter les relations entre Bruxelles et Ottawa à un niveau inédit.
Un statut encore à définir
Le projet ne signifie pas que le Canada va devenir membre à part entière de l’Union européenne. Le statut de « membre associé » évoqué par Ursula von der Leyen n’est pas aujourd’hui une catégorie formellement définie par les traités européens. Des responsables canadiens ont d’ailleurs souligné que les deux parties devaient encore préciser la forme juridique et politique de ce rapprochement.

Selon l’Associated Press et Reuters, Ottawa accueille favorablement l’idée d’une alliance plus étroite tout en excluant une adhésion classique à l’Union européenne.
Commerce, défense, énergie et technologies
La future « Alliance pour l’avenir » doit aller au-delà de l’accord commercial CETA. Les domaines évoqués comprennent l’industrie avancée, les technologies, la production de défense, l’Arctique, l’énergie, les minerais critiques, les batteries, l’intelligence artificielle, l’informatique quantique et la cybersécurité.
Mark Carney cherche depuis plusieurs mois à réduire la dépendance économique du Canada envers les États-Unis. Environ 70 % des exportations canadiennes sont actuellement destinées au marché américain, selon l’Associated Press.
Une annonce politiquement forte à Strasbourg
La proposition a été formulée pendant le discours annuel sur l’état de l’Union. Ursula von der Leyen a présenté le rapprochement avec le Canada comme une réponse à un environnement international plus hostile et à la nécessité pour l’Europe de renforcer sa capacité d’action.
Les modalités concrètes doivent désormais être négociées. De nouvelles annonces sont attendues lors du sommet Canada-Union européenne prévu à Montréal en octobre.



