Une frappe russe sur un entrepôt situé à Myla, à l’ouest de Kyiv, a provoqué une explosion en chaîne qui a fait au moins 37 morts. L’attaque, survenue vendredi soir dans le district de Boutcha, figure parmi les plus meurtrières enregistrées en Ukraine cette année.
Une frappe suivie de puissantes détonations
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué samedi 29 août que les détonations avaient commencé après une frappe russe sur le site. Le bilan communiqué dans l’après-midi faisait état d’au moins 37 morts et de dizaines de blessés, tandis que les opérations de déblaiement se poursuivaient.

Selon les autorités ukrainiennes, l’incendie et les explosions ont endommagé de nombreuses habitations à proximité ainsi qu’un établissement accueillant des personnes âgées et handicapées. Plus de 370 habitants ont été évacués de la zone.
Une enquête ouverte sur le stockage d’explosifs près des habitations
Zelensky a dénoncé une « terrible négligence » liée au stockage de matières explosives à proximité immédiate de zones résidentielles. Il a rappelé que les règles ukrainiennes interdisent le stockage de munitions près des habitations et a annoncé l’ouverture de procédures pénales pour déterminer les responsabilités.
Le président n’a pas détaillé précisément le contenu de l’entrepôt. La Russie affirme pour sa part avoir visé des infrastructures logistiques et militaires ukrainiennes. Ces affirmations restent distinctes de l’enquête ukrainienne sur les conditions de stockage du site.
Trois jours de pression aérienne autour de Kyiv
L’attaque intervient dans une séquence de frappes russes particulièrement soutenues autour de la capitale. Reuters et Associated Press rapportent que Kyiv et sa région ont subi plusieurs vagues de drones et de missiles en trois jours, avec des dégâts supplémentaires sur des logements et des infrastructures.
Le gouvernement ukrainien a demandé un audit plus large des sites de stockage d’armes et de munitions afin d’éviter qu’un scénario comparable ne se reproduise près de zones civiles.




