Un cessez-le-feu local négocié par l'Agence internationale de l'énergie atomique est entré en vigueur samedi 5 septembre autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia afin de permettre des réparations critiques sur une ligne électrique.
La centrale dépend des générateurs diesel
Reuters rapporte que le site, contrôlé par les forces russes, est privé d'alimentation électrique externe depuis le 20 août et fonctionne grâce à des générateurs diesel de secours. Même à l'arrêt, les six réacteurs ont besoin d'électricité pour assurer le refroidissement et les fonctions de sûreté.

L'AIEA a averti que la situation devait être corrigée rapidement afin de réduire le risque d'une perte totale d'alimentation de la centrale.
Des réparations rendues possibles par une trêve locale
Des techniciens ukrainiens doivent intervenir sur la ligne Ferosplavna après des opérations de déminage. La trêve doit créer une zone suffisamment sûre pour permettre les travaux sans exposer les équipes à des combats directs.
La Russie et l'Ukraine se sont accusées à plusieurs reprises d'avoir endommagé ou menacé les infrastructures électriques autour de la centrale. L'AIEA joue depuis plusieurs années un rôle d'intermédiaire pour obtenir des fenêtres de sécurité permettant des réparations ponctuelles.
Un site au cœur du risque nucléaire depuis 2022
La centrale de Zaporijjia, la plus grande installation nucléaire d'Europe, est sous contrôle russe depuis les premières semaines de l'invasion de l'Ukraine en 2022. Aucun de ses réacteurs ne produit actuellement d'électricité, mais le maintien d'une alimentation stable reste essentiel à la sûreté du combustible et des systèmes de refroidissement.




