L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a franchi le seuil des 7 000 cas confirmés et atteint une septième province. Les données gouvernementales publiées vendredi 11 septembre font état de 7 022 cas et de 3 398 décès.
Le Sud-Ubangi touché à son tour
Un premier cas a été confirmé dans la province du Sud-Ubangi, dans le nord-ouest du pays, loin du principal foyer de l’épidémie dans l’est. Reuters et l’Associated Press rapportent qu’il s’agit d’un homme de 23 ans ayant voyagé depuis le Sud-Kivu avant de mourir cette semaine. Les autorités sanitaires ont lancé une opération de recherche et de suivi de ses contacts.

Cette extension géographique porte à sept le nombre de provinces congolaises touchées. La proximité du Sud-Ubangi avec la République du Congo et la République centrafricaine renforce les préoccupations liées au risque de propagation transfrontalière.
L’épidémie la plus meurtrière de l’histoire de la RDC
Avec 7 022 cas confirmés et 3 398 décès au 11 septembre, l’épidémie a dépassé celle de 2018-2020 et constitue désormais la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC. Elle reste toutefois en dessous de l’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014-2016 à l’échelle internationale.
Une réponse sanitaire sous forte pression
Dans son bulletin du 10 septembre, l’Organisation mondiale de la santé signalait déjà une transmission soutenue, une expansion géographique et un taux de létalité très élevé. L’OMS souligne que les pénuries de personnel formé, de partenaires opérationnels et de financements compliquent l’extension de la réponse sanitaire.
Les chiffres évoluent rapidement : le bulletin de l’OMS arrêté au 7 septembre faisait état de 6 757 cas confirmés en RDC, avant que les nouvelles données nationales du 11 septembre ne portent le total au-dessus de 7 000.



