Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés alerte mardi sur une crise de financement susceptible de priver près de 8,3 millions de réfugiés et de personnes déplacées d'une assistance essentielle cette année. L'agence estime que certains systèmes de protection approchent d'un point de rupture.
Un déficit de plusieurs milliards de dollars
Le HCR avait établi pour 2026 un budget fondé sur les besoins de 8,5 milliards de dollars. Selon les données communiquées par l'agence et rapportées par Reuters, seulement 32 % de cette somme avaient été reçus à la fin juillet, laissant un déficit d'environ 5,8 milliards de dollars.
Des services essentiels déjà réduits
Les coupes affectent l'enregistrement des réfugiés, la protection des enfants, les aides au retour et les dispositifs destinés aux personnes exposées aux violences. Le HCR avertit que 8,3 millions de personnes pourraient perdre l'accès à une forme d'assistance ou de protection si les financements ne sont pas renforcés.
Des conséquences du Tchad à l'Afghanistan
Au Tchad, des centaines de milliers de réfugiés sont confrontés à des retards d'enregistrement. Des programmes destinés aux femmes et aux filles sont également menacés. Des réductions sont signalées dans plusieurs autres opérations, notamment au Soudan et en Afghanistan.
Une pression mondiale sur le système de protection
Le HCR doit répondre à un nombre historiquement élevé de déplacements forcés tout en réduisant ses dépenses et ses effectifs. L'agence appelle les États et les autres donateurs à fournir des contributions plus importantes et plus flexibles afin de préserver les opérations les plus urgentes.



