Au moins 33 personnes détenues après des opérations contre des sites miniers présumés illégaux sont mortes sous la garde du Nigeria Security and Civil Defence Corps dans l’État de Niger, au centre du Nigeria. Les décès ont provoqué des manifestations à Minna et conduit le gouvernement fédéral à suspendre le commandant local de l’agence dans l’attente d’une enquête.
Des détenus arrêtés lors d’opérations minières
Les personnes décédées faisaient partie d’un groupe interpellé les 15 et 16 septembre dans la zone de Wushishi-Lukoto, à l’ouest de Minna. Reuters a constaté 33 corps à l’hôpital général de Minna. D’autres bilans relayés vendredi, notamment par l’Associated Press, font état de 37 morts. En l’absence d’un bilan officiel définitivement stabilisé, Stress Media retient le seuil vérifié d’au moins 33 décès.

La cause des décès n’est pas encore établie
Le NSCDC avait initialement évoqué la possibilité d’une maladie, avant de préciser que la cause des morts restait à déterminer par des examens médicaux. L’agence a annoncé une enquête portant notamment sur les conditions de détention, l’état de santé des personnes lors de leur arrestation et les soins éventuellement reçus. Aucune cause définitive n’est donc établie à ce stade.
Manifestations à Minna et suspension d’un responsable
La colère a déclenché des manifestations dans la capitale de l’État de Niger. Reuters rapporte que les forces de sécurité ont tiré lors des troubles, tandis que l’Associated Press fait état de l’usage de gaz lacrymogène. Le ministre de l’Intérieur Olubunmi Tunji-Ojo a ordonné la suspension immédiate du commandant du NSCDC dans l’État, Suberu Siyaka Aniviye, pendant l’enquête.



