Une mission internationale indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a déclaré jeudi 17 septembre avoir des motifs raisonnables de penser que les États-Unis étaient responsables de deux frappes menées en Iran en février et que celles-ci pouvaient constituer des crimes de guerre. La même mission estime que les autorités iraniennes ont commis des crimes contre l’humanité dans leur répression des manifestations antigouvernementales.
Deux frappes examinées par les enquêteurs
Selon la mission, les deux attaques étudiées ont touché une école à Minab et un complexe sportif ainsi qu’une zone résidentielle à Lamerd le 28 février, au début de la guerre. Les experts évoquent au moins 178 civils tués dans ces deux épisodes. Leurs conclusions constituent celles d’une mission d’établissement des faits et non un jugement rendu par une juridiction pénale.
Reuters et l’Associated Press rapportent que Washington n’a pas revendiqué les deux frappes. Les États-Unis ont nié leur implication dans l’attaque de Lamerd et n’ont pas rendu publics les résultats d’une enquête du Pentagone mentionnée dans le dossier.
La répression iranienne également mise en cause
Les enquêteurs de l’ONU accusent parallèlement les autorités iraniennes de violations graves comprenant des homicides, des actes de torture, des détentions arbitraires et une répression systématique des protestations. Ils estiment que certains de ces actes atteignent le seuil de crimes contre l’humanité.
Des conclusions qui doivent être présentées à Genève
Le rapport doit être présenté au Conseil des droits de l’homme. La mission précise avoir travaillé à partir d’entretiens et de documents jugés crédibles, tout en soulignant les limites imposées par l’accès restreint au terrain, les coupures d’internet et la coopération limitée des parties.


