Les États-Unis achèvent le retrait de leurs dernières forces militaires d'Irak à l'échéance du 30 septembre, conformément à l'accord conclu avec Bagdad en 2024. Ce départ clôt une présence américaine profondément liée à l'histoire récente du pays, de l'invasion de 2003 à la campagne contre l'organisation État islamique.
Une échéance fixée entre Washington et Bagdad
Le retrait actuel découle d'un accord conclu en 2024 entre les gouvernements américain et irakien pour mettre fin à la mission militaire de la coalition internationale en Irak. Les autorités irakiennes avaient confirmé que le 30 septembre 2026 constituerait la date finale de cette phase du retrait.
De 2003 à la guerre contre l'État islamique
Les forces américaines avaient envahi l'Irak en 2003 et renversé Saddam Hussein. Après un premier retrait à la fin de 2011, elles étaient revenues en 2014 à la demande des autorités irakiennes pour soutenir le combat contre l'État islamique, qui contrôlait alors de vastes territoires en Irak et en Syrie.
Des interrogations sécuritaires après le départ
Le retrait bénéficie d'un large soutien au nom de la souveraineté irakienne, mais il suscite également des inquiétudes. Des responsables et analystes interrogés par Reuters redoutent notamment que la disparition du soutien américain en matière de renseignement, de logistique et de surveillance ne crée de nouvelles marges de manœuvre pour les cellules clandestines de l'État islamique.
L'influence iranienne au centre des regards
Le départ américain modifie aussi l'équilibre entre Washington et Téhéran en Irak. Des groupes armés proches de l'Iran présentent le retrait comme une victoire politique, tandis que le gouvernement irakien cherche à préserver sa souveraineté et à maintenir des relations avec ses différents partenaires internationaux.



