L'armée sud-coréenne estime désormais très probable qu'une mine nord-coréenne soit à l'origine de l'explosion qui a blessé trois militaires sud-coréens le 21 septembre dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées. Une enquête conjointe avec le Commandement des Nations unies se poursuit.
Trois soldats blessés dans la DMZ
L'explosion s'est produite dans le secteur occidental de la zone démilitarisée, au sud de la ligne de démarcation militaire. Trois soldats sud-coréens ont été blessés, dont deux grièvement, alors qu'une équipe menait une opération de reconnaissance et de sécurisation du terrain.

Une mine nord-coréenne jugée très probable
Le 28 septembre, l'état-major interarmées sud-coréen a indiqué que les premiers éléments recueillis rendaient l'hypothèse d'une mine nord-coréenne hautement probable. Des militaires ont notamment signalé un objet ressemblant à une mine nord-coréenne à proximité du lieu de l'explosion. Des fragments et résidus sont analysés par les services spécialisés.
L'enquête doit encore déterminer comment elle est arrivée là
La provenance exacte et les circonstances de la présence de l'engin restent à établir. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si une mine a pu être déplacée par les intempéries ou si elle a été posée intentionnellement. Cette distinction est importante sur le plan militaire et diplomatique.
Une frontière parmi les plus militarisées du monde
La DMZ s'étend sur environ 248 kilomètres et sépare les deux Corées depuis l'armistice de 1953. Malgré son nom, ses abords sont fortement fortifiés et comportent de nombreuses zones minées. Séoul et Pyongyang restent techniquement en guerre faute de traité de paix.



