La Chine applique à partir de ce mardi 15 septembre un nouveau règlement sur l’administration des entrées et sorties du territoire. Le texte élargit et précise plusieurs mécanismes de contrôle, dans un contexte où Pékin place la sécurité nationale et technologique au cœur de sa politique de mobilité internationale.
Un règlement désormais en vigueur
Le Conseil des affaires d’État avait annoncé le texte fin juillet. Selon le gouvernement chinois, il vise à standardiser l’administration des entrées et sorties, à protéger les droits des voyageurs et à préserver la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays.
Reuters rapporte que les nouvelles dispositions permettent notamment d’imposer des restrictions de sortie à certains citoyens concernés par des infractions liées aux contrôles des exportations ou aux transferts de technologies. Les autorités disposent également de moyens renforcés pour contrôler les documents et informations fournis lors des procédures migratoires.
Des interdictions possibles pour de fausses déclarations
Le règlement prévoit aussi que des ressortissants étrangers ayant fourni de faux documents ou de fausses déclarations dans le cadre d’une demande de visa ou d’entrée puissent se voir interdire l’accès au territoire chinois pendant une période pouvant aller d’un à cinq ans.
Le gouvernement chinois souligne parallèlement que les autorités devront diffuser des alertes sur les destinations présentant des risques élevés, notamment en raison de conflits armés, de catastrophes naturelles, de problèmes de sécurité ou d’épidémies.
La sécurité technologique au centre des préoccupations
L’entrée en vigueur du texte intervient alors que les rivalités technologiques et commerciales internationales restent fortes. Reuters souligne que les restrictions peuvent notamment concerner des dossiers touchant à la sécurité technologique et aux règles d’exportation, des domaines devenus particulièrement sensibles dans les relations entre la Chine et plusieurs puissances occidentales.



