Le gouvernement sud-africain a vivement contesté mercredi 16 septembre les nouvelles restrictions de visas annoncées par les États-Unis à l’encontre de certains ressortissants sud-africains. Pretoria estime que Washington présente de manière erronée ses politiques destinées à corriger les inégalités héritées de l’apartheid.
Washington vise certains responsables sans publier de noms
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé des restrictions visant des personnes que l’administration américaine considère comme impliquées dans des politiques de discrimination raciale, dans des appels à la violence contre des minorités ou dans des mesures permettant certaines expropriations foncières sans compensation.

Reuters et l’Associated Press indiquent qu’aucune liste nominative des personnes concernées n’a été rendue publique lors de l’annonce.
Pretoria rejette les accusations américaines
Le ministère sud-africain des Relations internationales affirme que les mesures américaines reposent sur une lecture déformée de la situation du pays. Le gouvernement défend ses politiques de transformation économique et foncière comme des instruments visant à réduire les profondes inégalités raciales laissées par des décennies d’apartheid et de colonialisme.
Les autorités sud-africaines insistent également sur leur souveraineté législative et appellent à poursuivre le dialogue diplomatique avec Washington.
Des relations de plus en plus tendues
Cette nouvelle mesure intervient après plusieurs mois de tensions entre les deux pays. L’administration américaine a déjà réduit certaines aides et multiplié les critiques envers Pretoria, notamment sur la réforme foncière et sur sa politique étrangère.
Le ministre sud-africain des Affaires étrangères Ronald Lamola doit se rendre aux États-Unis à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, alors que Pretoria affirme vouloir maintenir des canaux de discussion ouverts malgré le différend.



